Les règles douloureuses un problème de société

On appelle dysménorrhée les troubles liés aux règles. Environ 50 à 80% des femmes sont touchées par des douleurs pendant ou avant les menstruations.

Quels sont les symptômes de dysménorrhée?

Les douleurs liées aux règles durent entre 2 et 3 jours. Il s’agit de douleurs dans le bas du ventre, qui débutent en principe peu de temps avant le début des règles et continuent pendant quelques jours. Ce sont soit des spasmes, soit des douleurs sourdes, soit des tiraillements ou des pincements. Il arrive que ces douleurs soient aussi ressenties dans le bas du dos.

D’autres symptômes sont aussi possibles : la diarrhée, des nausées ou des vomissements, un malaise généralisé, des céphalées. Le stress, le surpoids, l’alcool contribuent aux dysménorrhées, mais on peut parfaitement souffrir de douleurs menstruelles sans avoir jamais bu d’alcool et en étant parfaitement calme.

Quelles sont les causes des douleurs menstruelles?

Les douleurs menstruelles sont causées par des phénomènes physiologiques normaux inhérents aux règles, en particulier des contractions de l’utérus. Lorsque l’ovule n’est pas fécondé se produit une chute de production hormonale qui déclenchera les règles. Grâce aux contractions utérines, l’endomètre, qui est le revêtement de l’utérus, est expulsé avec du sang.

Les contractions de l’utérus ne sont pas uniformes et chez certaines femmes, elles sont plus fortes, a priori en raison d’une sécrétion accrue de prostaglandines qui pilotent la contraction des muscles. Les femmes qui ont des règles abondantes souffrent habituellement plus que les autres.

Ces contractions peuvent aussi être ressenties dans d’autres organes : c’est ce qui explique des douleurs non typiques et l’impression de mal-être généralisé, de même que les maux de tête.

Comment améliorer les douleurs?

Il existe essentiellement trois approches pour améliorer la situation des femmes souffrant de dysménorrhée. La première réside dans des conseils de vie (éviter le stress) et des prescriptions diététiques. Ainsi, les oméga3 pourraient limiter l’impact des douleurs menstruelles. On les trouve dans les poissons gras et les huiles de poissons des mers froides. Vitamines C, B6 et magnésium pourraient aussi se révéler utiles.

Des « trucs » pratiques permettent aussi de franchir cette période en souffrant moins : on recommande de mettre une bouillotte sur le bas ventre, de prendre un bain bien chaud, de pratiquer une activité sportive légère, de se reposer et d’éviter le stress.

Il est bien sûr possible de cibler les douleurs à l’aide d’ibuprofène ou de paracétamol. L’aspirine n’est pas recommandée, en raison du risque hémorragique. Un antispasmodique peut aussi être indiqué.

Très souvent, lorsqu’une femme se plaint de douleurs menstruelles rebelles à tout traitement, le médecin prescrit un contraceptif. En effet, lorsqu’on prend la pilule, on supprime le cycle hormonal normal de la femme. Les règles sont artificielles et ne génèrent habituellement pas de problèmes de dysménorrhée, dans la mesure où l’apport hormonal est géré par le contraceptif et bien équilibré.

Le syndrome pré-menstruel

Certaines femmes souffrent moins pendant les règles que durant la période qui précède et qui s’étend, pour certaines, sur toute la seconde moitié du cycle. Douleurs et irritabilité, seins qui enflent et tirent sont quelques uns des symptômes du syndrome pré-menstruel. La durée des troubles peut les rendre beaucoup plus intolérables que les douleurs menstruelles elles-mêmes.

Là encore, votre médecin vous proposera peut-être la pilule contraceptive pour un cycle menstruel plus équilibré, sans ovulation et sans désordres hormonaux. Néanmoins, on peut préférer les mesures diététiques, comme manger moins de sel (à cause de la rétention d’eau) et de sucres, ou encore prendre des compléments alimentaires comme l’huile d’onagre ou des extraits de plante (gattilier). Leur efficacité n’est cependant pas prouvée scientifiquement.

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