Attentats aux Champs Elysée

L’attentat du jeudi 20 avril, bien que d’une ampleur moins importante que d’autres survenus antérieurement mais se déroulant 3 jours avant le premier tour des élections présidentielles, a encore une fois montré à quel point la médiatisation abusive des événements de ce genre peut semer le trouble, voir même donner de faux renseignements.

Ce jeudi là, à 20h47, un individu se gare à l’angle formé par la rue Berri et l’avenue des Champs Elysées. Il déplace par la suite son véhicule sur l’avenue pour finalement arriver à hauteur d’un fourgon de policiers de la DOPC de la préfecture de Paris. L’homme, armé d’un fusil d’assaut de type Kalashnikov, ouvre le feu sur le fourgon et tue ainsi le conducteur Xavier Jugelé, alors en pause repas. Il blesse aussi grièvement un sous-brigadier et légèrement un autre policier ainsi qu’une touriste allemande.

L’individu s’est fait rapidement abattre par les tirs de riposte de la police et la partie haute des Champs a été hautement sécurisé pendant une large partie de la nuit (les stations de métro ont été fermées et les forces de l’ordre avaient mis en place un très grand périmètre de sécurité le temps de la recherche d’éventuels complices).

Le coupable se nommait Karim Cheurfi, ses motivations étaient apparemment liées  à une profonde haine des gardiens de la paix et d’une forte volonté de tuer ces derniers, il ne faisait pas l’objet d’une fiche S.

La première information biaisée a été donnée à 21h27 par Jean-Paul Ney, il divulgue alors sur Twitter de fausses informations concernant l’identité de l’assaillant (« Attentat sur les Champs, urgent la police recherche #YoussoufElOsri est arrivé depuis la Belgique avec le Thalys »). Par la suite, le groupe Etat islamique revendique l’attentat en citant le même nom, à savoir Abou Youssouf al Belgiki, semant le trouble. La véritable identité de l’homme n’est ensuite même pas diffusée en premier par les médias, mais par un sympathisant du Front National via Twitter.

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