AE, SAS, EURL : quel statut pour une activité personnelle ?

Depuis le lancement de l’autoentreprise il y a quelques années, de nombreux particuliers ont décidé de se lancer dans une activité à titre personnelle tout en étant déclaré. Ce statut présentant de nombreuses contraintes, beaucoup se sont tournés par la suite vers une EURL ou une SASU. Quelle différence entre tous ces statuts ?

L’autoentreprise, pour les petites activités

L’autoentreprise représente une forme d’entreprise légale et déclarée, destinée à des particuliers souhaitant vivre de leur activité personnelle ou, tout du moins, en déclarer les revenus pour bénéficier de la cotisation aux retraites et à l’assurance maladie, par exemple.

Elle est très prisée car très facile à instaurer : il suffit de se déclarer en quelques clics sur le portail des autoentrepreneurs pour recevoir son numéro SIRET sous 45 jours maximum et commencer son activité et déclarer ses revenus. Ensuite, l’autoentrepreneur paiera ses cotisations sociales mensuellement ou trimestriellement, selon son choix initial.

Malheureusement, elle présente également quelques limitations, en matière d’assurance maladie et de droits au chômage par exemple. A noter aussi qu’elle présente une limitation du chiffre d’affaire annuel : 33 200€ HT pour les activités de service et 82 800€ HT pour les activités d’achat / vente de marchandises.

Ainsi, un autoentrepreneur qui ne touche qu’une petite marge sur ses activités ne pourra pas réaliser de gros contrats sous peine d’atteindre trop rapidement cette limite.

L’EURL, responsabilité limitée et régime RSI

C’est souvent cette limitation du chiffre d’affaires qui pose un frein à l’expansion des autoentreprises. C’est pourquoi nombreux autoentrepreneurs se voient obligés de changer de statut afin de pouvoir faire évoluer leur activité.

Pour cela, beaucoup se tournent vers l’EURL, une forme juridique présentant les mêmes caractéristiques que la SARL mais avec un seul actionnaire. Elle est très plébiscitée car elle confère une responsabilité limitée aux apports et elle fait bénéficier d’un taux de cotisations sociales réduit pour le dirigeant, taux qui est généralement très élevé dans les autres formes juridiques d’entreprises. De plus, l’EURL reste affiliée au régime RSI / TNS.

La SASU, responsabilité limitée et régime général

Une autre forme juridique d’entreprise très convoitée par les autoentrepreneurs limités par leur statut en matière de chiffre d’affaires annuel est la SASU, un statut qui présente les mêmes caractéristiques qu’une SAS mais constituée d’un seul actionnaire. Comme l’EURL, elle permet de limiter la responsabilité de l’entreprise aux seuls apports. En revanche, elle fait passer la société sous le régime général.

Pin It

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.